Dimanche 12 mars 2006

                Je savais peu de choses de M. Hicks. De temps à autre, sa silhouette de vieillard apparaissait au bord de sa terrasse. Nous échangions parfois quelques mots aimables dans l’ascenseur, sans nous écarter des lieux communs d’un voisinage froid et courtois. Il n’était pas secret pourtant ; régulièrement je le voyais s’entretenir avec M. Basarslan dans le parc non loin de notre immeuble, tous deux assis à l’ombre d’un chêne aux racines puissantes. Les arbres semblaient leur sujet favori et je les surpris un jour en train de s’émerveiller de la floraison d’un cerisier japonais, posant vulgairement leurs narines sur les fleurs tout en évoquant je ne sais quelle correspondance. Une autre fois se fut un magnolia, puis plus tard une essence dont j’ignore le nom, et ainsi de suite à mesure qu’avançaient les saisons. Une manière comme une autre de vivre la fin de sa vie.

                La vie de M. Hicks m’indifférait complètement. Malgré ce que je sais maintenant, malgré sa mort insigne, il continue de m’indifférer, lui qui vient de laisser au monde une œuvre inestimable. A ce titre, il est à rapprocher de certains Anciens qui n’ont pas cru bon de nous en faire savoir davantage sur leur compte.

Cette œuvre, je l’ai recueillie peu avant la fin de l’été par une nuit sans nuage. Sans y voir un présage je dois bien admettre que c’est au cours de cette même nuit que s’effondra le grand chêne du parc, dans un lointain fracas. Une amie me tira de méditations inutiles pour me prévenir que M. Hicks ne bougeait plus de sa terrasse depuis des heures (elle logeait en face) et qu’il lui était certainement arrivé quelque chose. Je me précipitai dans l’escalier et en quelques secondes je fus sur son palier. Il n’avait pas fermé la porte. J'entrai.

Un courant d’air me glaça le visage. Au fond du couloir, une forme indéfinissable s’agitait avec une légère palpitation. Ma respiration se figea plusieurs secondes puis mes doigts explorèrent le mur à la recherche de l’interrupteur. La lumière me rassura. Aucun fantôme en vue à part le rideau barrant le début de la terrasse qui dansait avec le vent ; je l’écartai de mon bras et découvris M. Hicks allongé dans un fauteuil sévère, en cuir noir. Il n’était pas endormi, ni évanoui, mais simplement mort après avoir longuement vécu. Mort en écrivant. Il tenait encore le cahier dans lequel il venait de noter ses derniers instants : de son stylo toujours appuyé s’écoulait l’encre en une noire auréole. Un cahier, quelle drôle d'idée, pourquoi pas une tablette de cire… Face à lui se tenait un superbe bonsaï dont j’appris plus tard par M. Basarslan qu’il s’agissait d’un if de forme battu par les vents. Malgré l’évidence de sa mort je contactai les urgences.

Attendant les secours j’étais bien évidemment intrigué par ce manuscrit que tenait encore dans ses mains le défunt : je commis le sacrilège de m’en saisir. Discrètement. C’était un cahier luxueux, d’un genre qui n’autorisait pas les banalités, les pages étant épaisses et la reliure soignée. Je supposais qu’il l’avait acquis pour l’occasion, occasion que je pus déduire de la première page : M. Hicks fêtait un anniversaire. Pas exactement celui de sa naissance car il avait 102 ans depuis le 28 avril dernier et nous étions le 18 septembre. En réalité, il fêtait son plus vieux souvenir, l’événement le plus reculé de sa mémoire, une petite chose qui s’était produite le 18 septembre 1977 et qu’un siècle n'avait pas réussi à effacer. J’imagine à peine quelle excitation s'empara de lui en cette fin d’après-midi. Qu’est-ce qu’un siècle en effet ? Il dut se dire qu'il avait vécu une partie non négligeable de l'histoire de l'humanité. Qu'il avait eu le temps d'assister à la disparition de certaines choses que sa génération avait cru éternelle, comme l'écriture manuscrite par exemple ou bien le papier et les livres. Il était certainement de ces gens qui regrettent les bibliothèques poussiéreuses et qui rechignent à utiliser les livres électroniques. Ce cahier m'intriguait, donc. Mais voilà qu’arrivaient les secours que j’avais moi-même sollicités. Je dissimulai le cahier sous ma chemise …

Je ne le cache pas, j’ai honte d’avoir subtilisé un écrit qu’on ne me destinait pas. Pas assez peut-être… Après quelques formalités, je laissai l’équipe médicale et me rendis dans mon appartement, d’un standing nettement inférieur, pour enfin parcourir ces quelques dizaines de pages. Stéphanie, l’amie qui m’avait prévenu, rappela pour me proposer de passer chez elle, tout simplement pour bavarder sous le prétexte que je devais être choqué. Je craignais, un peu tardivement, qu'elle m'ait vu malgré ma prudence, mais elle ne semblait pas s’être aperçu de mon forfait. Je fus plutôt expéditif. Le combiné tremblait dans mes mains, les mots cognaient dans ma bouche, la sueur apparaissait sur mon front : je me débarrassais d’elle. Sur la table basse, le cahier attendait de tout me livrer, de succomber à ma convoitise, celle d’un voleur d'âme et je l’ouvrais de mes doigts avides. Je me suis laissé allé ce soir-là au plaisir d'avoir enfreint l'interdit avant d’apprécier et de prendre réellement conscience de ce que j’avais sous les yeux. Car jamais je n'avais lu une chose pareille. Résumons. Il avait d'abord noté consciencieusement la date de cet événement dans le coin supérieur droit de la première page : le 18 septembre 2077. Puis il avait débuté son récit par la même date, mais d’un siècle plus ancienne : «  Le 18 septembre 1977, je me souviens, Laurent eût un camion rouge … »

Quel délicieux parfum de nostalgie. Un camion rouge. « Laurent le faisait évoluer sous mes yeux, dans la cour où nous avions l'habitude de jouer, et ses grosses roues noires m'hypnotisaient. J'étais jaloux. Quand il le comprit, son entrain redoubla et le camion accéléra sa marche, ses grosses roues soulevant la poussière et lui qui faisait broum broum. Il n'y avait que nous dans la cour. Nos parents se reposaient de l'autre côté de la maison, à l'ombre d'un platane et la chaleur qui s'élevait des graviers me faisait transpirer. Quand je lui demandai de me prêter son cadeau il refusa aussi sec. Mes mains d'enfants saisirent quelques-unes de ces petites pierres… » En lisant ces premières lignes, il me vint à l'esprit qu'on ne choisissait pas son premier souvenir, en l'occurrence une banale querelle à propos d'un jouet. M. Hicks ne pouvait jouer avec ce camion rouge, pas de quoi être traumatisé. Mais un détail assaillit brusquement ma mémoire : dans le couloir qui menait à la terrasse où gisait M. Hicks, dans ce corridor où s’accumulait de nombreux souvenirs de voyage (en passant j’avais remarqué son intérêt particulier pour le Maroc), se trouvait posé sur un meuble le camion de son frère, un camion rouge !

Je craignais maintenant de lever le voile sur la suite du récit, pressentant un malheur au verso de la page que je tournai prudemment comme s'il avait pu en jaillir quelque chose. Il se battit avec Laurent, son frère. Parce qu'il n'avait eu que le camion jaune, ce camion jaune que lui avaient offert les amis de ses parents, un camion jaune parce que ce n'est pas un rouge, parce qu’on n'offre pas les mêmes choses à des jumeaux. Il l'entraîna du côté du grand escalier, celui qu'ils avaient tant de mal à gravir et qu'il ne fallait pas laisser sans surveillance. Les parents se reposant dans le jardin. Le soleil si fort… « Je poussai mon frère dans un accès de fureur enfantine et il dégringola en bas. Il ne bougeait plus, et moi qui le regardait sans expression en attendant qu'il se relève, qu'il remonte ou au moins qu'il pleure. J'AI TUÉ MON FRÈRE ! J'AI TUÉ MON FRÈRE ! » Je refermais le cahier, terrassé.

M. Hicks fut inhumé quelques jours plus tard dans un cimetière aux arbres gigantesques. Je ne pus faire autrement que de m'y rendre. On y pleura peu. Quant au cahier, je l'avais rapidement parcouru et la suite me semblait complètement incohérente et inintéressante. Seules les conséquences de ce tragique accident, car comment le qualifier de crime quand il implique un enfant de deux ans et demi, continuait de m'intriguer. Je me demandais si quelqu'un d'autre connaissait cet épisode car peut-être que tous avaient cru à cet accident, à commencer par M. Hicks lui-même, et tout lui était soudain revenu à la mémoire en lui brûlant la cervelle, le laissant mortellement blessé par cette révélation. Un crime refoulé pendant cent ans. Un cas d'école pour un psychanalyste. C'est à l'occasion de l'enterrement que j'eus avec M. Basarslan la conversation mentionnée plus haut, au cours de laquelle il me présenta à la fille du défunt, Mika. Elle avait dû être belle, ses yeux scintillaient encore. Je lui appris les circonstances du décès de son père, mort durant sa sieste au soir de l'été, un stylo dans la main mais sans papier pour écrire… On ne s'attarda pas sur ce paradoxe, car qui aurait pu me soupçonner d'avoir voler un cahier quand il suffisait d'accuser le naufrage de la vieillesse. J'attendais beaucoup de cette entrevue avec sa fille. J'espérais qu'elle pourrait répondre à cette question qui me brûlait les lèvres : quelqu'un savait-il ce qui s'était passé le 18 septembre 1977 ? Je demandai perfidement : « N'avait-il pas de frères et sœurs ? » On me répondit qu'ils étaient morts. « Depuis longtemps ? », dis-je en tentant ma dernière chance. On me dit non. Ce n'était pas possible, j'allais rester dans l'ignorance, j'en resterais à de stériles hypothèses, je ne pouvais m'y résoudre ; mais j'eus de la chance. Un camion de pompier passa au loin. Je fis remarquer à Mika que son père avait le même, mais en beaucoup plus ancien. « Oui, répliqua-t-elle, il tenait beaucoup à ce camion ». J'eus l'intuition d'un remord séculaire. Elle poursuivit : « Un jour il me dit que c'était peut-être l'objet auquel il tenait le plus, loin devant ses bonsaïs. Mais il m'avoua que la raison de cet attachement ne lui était pas très claire. Je n'ai pas voulu creuser la question davantage. Quelques années plus tard c'est avec ma tante que nous avons évoqué le sujet et ce que j'appris fut stupéfiant. Même lui l'ignorait. Voici les faits en quelques mots : le 28 avril 1975 ma grand-mère eut deux jumeaux, Laurent et Brice. » A cet instant je me fis la remarque que je n'avais jamais su le prénom de M. Hicks. Il s'appelait Brice. C'est incroyable à quel point on peut se désintéresser de ses voisins, même après les avoir volés. Elle poursuivit : « Un jour il y eut un grave accident. Son frère jumeau fit une chute mortelle. Mon père a toujours cru ce que lui avait dit ses parents : son frère était tombé du haut des escaliers, ceux qui conduisaient à la cour de leur maison secondaire. Mais ma tante m'a un jour tout dévoilé : les parents qui somnolaient ont entendu les deux garçons se chamailler, férocement, et le temps qu'ils arrivent le calme régnait à nouveau. Dans la cour, mon père jouait paisiblement avec son camion rouge ». A cet instant, j'ai senti que quelque chose commençait à mal tourner. Comment avait-elle pu dire que le camion rouge était à son père ? Mais déjà elle enchaînait : « Ils ont vite découvert les raisons de cette soudaine quiétude : l'autre était mort. Je pense qu'il faut chercher ici le profond attachement de mon père à ce camion rouge. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il a voulu se faire enterrer aux côtés de son frère, presque un siècle plus tard, tenez, regardez, ils sont l'un à côté de l'autre maintenant, n'est-ce pas merveilleux ? Mais… Ho ! Je ne l'avais pas vu tout de suite, c'est, c'est incroyable ! Ils sont morts le même jour, le 18 septembre ! Venez tous ! Regardez ! C'est fou ! » Mais moi, au milieu de cette petite foule qui s'assemblait, ce n'est pas la coïncidence des dates que j'observais, car elle ne m'était évidemment pas inconnu. Non, ce n'était pas ça. Perdu dans mes rêveries durant la cérémonie, je n'avais prêté aucune attention au tombes environnantes. Maintenant je les contemplais et tout devint clair, monstrueusement clair et j'essayais de faire passer mon abattement pour l'équivalent de la surprise qu'éprouvait les autres. On me disait: « C'est inouïe, hein, cette coïncidence ? » Ce à quoi je répondais mollement. Ce que je voyais, ce n'était pas la date du 18 septembre 1977 sur la tombe du pauvre gosse, mais le prénom : Brice. Et j'étais le seul au monde à savoir ce que cela signifiait. Que M. Hicks, ce jour fatidique, tua son frère Laurent et qu'il prit sa place dans la cour, jouant avec le camion rouge. Et lorsque ses parents prirent Brice dans leur bras en l'appelant Laurent, il ne montra aucune surprise, au contraire, tout le monde avait reconnu en lui son frère. Pourquoi diable leurs parents ne leur avaient-ils pas acheté des habits différents ?

En rentrant je me sentis soudain minable en prenant conscience que le seul élément sordide de cette aventure était que j'avais volé ce cahier, d'une extrême importance pour cette famille et à moi complètement inutile. Mais j'ai conservé le silence jusqu'à maintenant, jusqu'à ce jour où moi-même devenu vieux je puis enfin révéler les secrets que ce manuscrit m'a fait connaître. Ces choses que j'ose à peine évoquer dans certaines alcôves de ma conscience, le soir avant de m'endormir, lorsque je contemple moi aussi ma vie et sa longue traîne.

Des années durant je ne me souciais plus de ces quelques pages qui encombraient désormais le fond d'un tiroir, bien cachées sous les nombreuses factures d'appareils électroménagers ainsi que quelques photographies. Un jour que je voulais en raviver le souvenir, glissant une main amnésique à leur recherche je fus surpris par une sensation tactile impossible à attribuer : le cahier… Un sentiment de lecture inachevée m'importuna. Car j’avais peut-être hâtivement estimé que le récit suivant la mort de son frère n’était qu’un charabia sénile. Je me mis à relire quelques passages plus attentivement que la première fois, lentement, en essayant de leur donner un sens ou d'y découvrir une structure dissimulée. Ainsi, au milieu d'une page on pouvait lire ceci :

 

Poussière de miel au creux voguant de l'avenir

 

Sur le moment je rapprochai ce vers de la poésie hermétique et plus précisément me vint à l'esprit cet alexandrin de Mallarmé :

 
Le noir courroucé que la bise le roule
 

La ressemblance est évidente. Ils ne veulent rien dire. Naturellement, il est toujours possible de forcer l’interprétation pour donner du sens à des vers qui n’en eurent jamais, si ce n’est le nôtre. Je voyais alors mon esprit s’éblouir lui-même de ce qu’il pouvait produire, mais sur M. Hicks : rien !

Cette deuxième tentative pour comprendre des vers qui s'étaient épanchés d'une séculaire, mais abondante mémoire, faillit avorter. Certes, leurs timbres savoureux résonnait dans mon âme, au détour d'une quelconque méditation. Qu'on me laisse évoquer celui-ci, qui évoque une pluie aveugle et grouillante :

 

Frêles pâles feuillus lignés le long de nul' part

 

Je n'ai généralement retenu que ceux qui respectaient les règles syntaxiques élémentaires. D’autres épuisent tous les essais de reconstruction intelligible. Par exemple :

 

L'an faire nez pas rond flanc d'eux qu'à d'havres et pars

 

Mon erreur avait été de vouloir les interpréter, les serrer de si près qu'un sens divin aurait dû en sortir, me donnant la clef de tout le livre. J'en étais là en effet de mes réflexions quant me revint cette phrase d'Aragon : « Ce qui les frappe, c'est ce pouvoir, qu'ils ne se connaissaient pas ». Les surréalistes me sauvaient. Je me pris la tête dans les mains en me maudissant de n'avoir pas vu plus tôt ce cas flagrant d'écriture automatique : tout s'éclairait. M. Hicks avait commencé par une prose assez classique, puis au fil des phrases le style évoluait, s'adaptant aux circonstances et pour finir il avait laissé son inconscient diriger le stylo. Ce qu'on écrit au hasard n'est pas tout à fait le fruit du hasard… Dans ce cas particulièrement : au moment où il s'était souvenu d'avoir tué son frère tout était remonté. Mais M. Hicks n’était pas mort parce qu’il s’était souvenu d’avoir tué son frère, non, ce choc lui avait ouvert les portes de l’inconscient. C'est pour ça qu'il était si dur à comprendre : il était le premier à remonter aussi loin.

Je repris une dernière fois le récit du vieil homme, mort il y a si longtemps maintenant. Je relus ce vers :

 

Mère ! Et tu ne dis pas que tu ne vois rien venir!

 

Oui, j’avais été aveugle. Du plus profond de la mémoire était remonté quelque chose. Une chose qui entraînait des mots dans son sillage. Le cahier était comme un rivage sur lequel s’échouent les débris d’un naufrage. Telle bouée, tel morceau de coque n’ont rien à nous apprendre sur eux-mêmes, ils ne disent rien, mais nous sentons les tourments qui les ont amenés : ils témoignent de la violence de la mer. L'écriture de M. Hicks témoignait de sa gestation, des origines de son être. Par exemple : Pries Patrocle ! Par ce point passe mon patronyme. A l'évidence il s'agit des premiers battements de son cœur dont le rythme est rendu par la répétition du son [p]. C'est de cette manière que j'ai vu la vie conter à rebours. Il m'avait juste manqué la clef. Ainsi j’ai lu dans le cahier de M. Hicks qu’il rejoignait le ventre de sa mère, que ses doigts, ses bras s’amenuisaient, mais aussi son visage, ses traits qui s’effaçaient peu à peu. Son corps ne fut bientôt plus qu’une ébauche car tout son être fondait, mot après mot, ligne après ligne, page après page. Soudain, sous la peau translucide le sang se fit rare, plus de bras, plus de jambe, aucun regard, il revenait au néant, non, pas encore : deux lettres contraires x et y furent réunis dans un même mot : oxymore. C'était là le début de son être, le début de la lumière. Au-delà de la lumière, il était mort ou, ce qui est la même chose, il n'existait pas encore. Suivant son exemple, j’ai moi aussi essayé de remonter à la source et, pourquoi pas, franchir ce mur devant lequel il avait échoué. En vain naturellement ; ceci éclaira dramatiquement mon existence en me dévoilant ce qui m’attendait. J’ai peur.

Alors si toi aussi tu veux connaître l’après, si toi aussi tu questionnes le futur pour trouver un quelconque espoir, voici ce qu’il m’a été permis de savoir : pour connaître la fin j’ai regardé mes origines, mais je n'y ai vu que le néant, si loin de moi, si effrayant et si vrai. Fais comme M. Hicks. Fais comme moi : souviens-toi de la mort.

Par Enok - Publié dans : troisnuits
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